Quand le manque s'installe, indisoluble et infernal, les petites pierres deviennent les gros cailloux, ceux des pays lointains que l'on laisse derrière nous. Les gouttes de pluie deviennent les torrents de larmes, ceux que l'on verse quand tout nous désarme. Alors on marche à reculon, on lutte contre le vent, jours et nuits se confondent, la grisaille s'épaissit et au loin, sourd, l'orage gronde. Je n'verrai plus ta triste mine, ta mélancolie où tout s'incline et au diable les promesses passées, faites sur les bancs à s'enlacer.
F*

